Analyse des études CASTOR, POLLUX, et MMY1001 chez les patients atteints de myélome multiple récidivant / réfractaire

Présentation par affiche par le Dr Saad Z. Usmani

Cette présentation par affiche est une analyse de sous-groupes de 2 études importantes de phase III (POLLUX et CASTOR), ainsi qu’une étude de phase I (MMY1001). Le but de cette analyse est de valider l’efficacité de l’ajout du daratumumab au traitement standard chez les patients atteints d’un myélome multiple récidivant / réfractaire (MMRR). Le sous-groupe de patients étudié devait soit être réfractaire ou avoir été exposé au lénalidomide.

POLLUX et CASTOR sont 2 études de phase III qui évaluaient, respectivement, l’association du daratumumab au lénalidomide/dexaméthasone (D-Rd) et au bortézomib/dexaméthasone (D-Vd).  MMY1001 est une étude de phase Ib multi-bras évaluant les patients atteints d’un MMRR traités par daratumumab plus carfilzomib/dexaméthasone (D-Kd) ou daratumumab plus pomalidomide/dexaméthasone (D-Pd).

Un total de 493 patients ayant déjà été exposés au lénalidomide ont été inclus, soit 323 traités par daratumumab. La survie sans progression (PFS) médiane des patients de l’étude CASTOR était 9,5 mois dans le bras D-Vd (n=89) versus 6,1 mois dans le bras Vd (n=120). La différence était statistiquement significative (HR=0,40; P<0.0001). Dans l’étude POLLUX, le PFS médian était également statistiquement supérieur, soit 38,9 mois dans le bras D-Rd (n=50) versus 18,6 mois dans le bras Rd (n=50) (HR=0,39; P=0.0010).

Pour les patients réfractaires au lenalidomide (284 patients dans les études CASTOR et MMY1001), l’ajout du daratumumab était également associé à un avantage de PFS médian : dans l’étude CASTOR, 7,8 mois avec D-Vd versus 4,9 mois avec Vd; dans l’étude MMY1001, 14,1 mois avec D-Kd versus 9,9 mois avec D-Pd.

En conclusion, l’ajout du daratumumab est associé à un clair avantage de PFS dans la population des patients déjà exposée ou réfractaire au lénalidomide. Cette étude nous démontre un PFS très impressionnant pour la combinaison D-Rd (38,9 mois) chez une cohorte de patients ayant déjà été exposée au lénalidomide. Si on considère la population totale de l’étude POLLUX, le PFS médian est de 44,5 mois (affiche no.1996), soit un résultat qui n’a jamais été égalé chez une population de patients avec MMRR.

De plus, cette étude est très utile dans un contexte Canadien où un nombre considérable de patients recevront du lénalidomide en entretien en première ligne après une autogreffe de cellules souches, ou du lénalidomide/dexaméthasone en première ligne de traitement chez les patients non éligibles.

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