L’étude Tourmaline-MM3 évaluant l’ixazomib en traitement d’entretien suite à une autogreffe de cellules souches dans le myélome nouvellement diagnostiqué

Présentation orale par le Dr Meletios A Dimopoulos

Pour les patients atteints d’un myélome multiple en première ligne de traitement et qui ont reçu une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques, l’utilisation d’un traitement d’entretien est devenue une approche thérapeutique standard.

L’étude de phase III Tourmaline-MM3 évalue l’impact du premier inhibiteur des protéasomes oral, l’ixazomib, versus un placebo en maintenance après une induction et une autogreffe avec au moins une réponse partielle. L’ixazomib est utilisé à 3 mg les jour 1, 8 et 15 chaque 28 jours, dont la dose est augmentée à 4 mg à partir du 5e cycle en l’absence de toxicité significative pour une durée maximale de 2 ans. L’objectif primaire est la survie sans progression.

Six cent cinquante-six patients atteints d’un myélome multiple ont été recrutés. Après un suivi médian de 31 mois, la survie sans progression médiane est passée de 21.3 mois à 26.5 mois, une amélioration de 39%. Significativement plus de patients ont amélioré la qualité de leur réponse. La tolérance au traitement a été particulièrement bonne, 7% des patients dans le bras ixazomib ont cessé le traitement d’entretien pour des effets secondaires versus 5% dans le bras placebo. Malgré le traitement de maintenance, la qualité de vie des patients sous ixazomib a été préservée, similaire au placebo.

En résumé, cette étude démontre une réduction de 28% du risque de progression/décès avec l’utilisation de l’ixazomib comparativement à un placebo. L’ampleur de ce bénéfice n’est pas celui du lenalidomide utilisé en maintenance après l’autogreffe. Toutefois, cette étude n’est pas une comparaison de l’ixazomib avec le lenalidomide, mais plutôt une étude qui mentionne que l’ixazomib est une alternative appropriée au lenalidomide lorsque celui-ci devrait être évité.

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