Résumé de l’ASCO 2019 : Données d’une étude de phase Ib/IIa portant sur l’iberdomide en association avec la dexaméthasone chez les patients atteints d’un myélome multiple récidivant/réfractaire

Malgré l’introduction et l’approbation de plusieurs nouveaux agents, la rechute reste une éventualité dans le myélome multiple. Par conséquent, de nouvelles options thérapeutiques sont toujours nécessaires pour améliorer la survie des patients.

Le Dr Sagar Lonial a présenté les premières données de la phase I/II en cours sur l’administration de l’iberdomide ou CC-220, un nouvel agent immunomodulateur, en association avec la dexaméthasone chez les patients ayant un myélome multiple récidivant et réfractaire.

L’étude prévoit recruter 300 patients. Les données présentées concernaient les premiers 66 patients âgés de 65 ans en moyenne avec une médiane de 5 traitements antérieurs, incluant une greffe de cellules souches, des immunomodulateurs (lénalidomide et pomalidomide), des inhibiteurs du protéasome et du daratumumab.

L’iberdomide a été administré en 8 doses croissantes allant de 0,3 mg à 1,3 mg aux jours 1 à 21 en association avec la dexaméthasone (40 mg; 20 mg chez les patients de plus de 75 ans) les jours 1, 8, 15 et 22 de chaque cycle de 28 jours.

Jusqu’en avril 2019, 59 étaient évaluables pour l’analyse d’efficacité. Le taux de réponse global était de 32 % (19/59), avec 29 % (17/59) ayant obtenu une réponse partielle et 2 patients ayant obtenu une très bonne réponse partielle.

Les patients réfractaires aux IMiD avaient un taux de réponse global de 35 % (18/51) avec 33 % (17/51) de patients ayant obtenu une réponse partielle et un patient ayant obtenu une très bonne réponse partielle.

En termes d’événements indésirables (EI) de grade 3 à 4, on note 29 % de neutropénie, 26 % d’épisodes infectieux, 24 % d’anémie, 12 % de thrombocytopénie, 1,5 % d’embolie pulmonaire et 1,5 % de neuropathie sensorielle périphérique. Six patients (9 %) ont arrêté le traitement en raison d’effets indésirables.

La dose maximale tolérée et la dose recommandée pour la phase II n’ont pas encore été déterminées.

Ces données sont très prometteuses et encourageantes pour cette nouvelle thérapie surtout dans un contexte d’une population multi-traitée et réfractaire où le besoin reste majeur et incessant. Des études sont en cours pour tester cette molécule avec des inhibiteurs du protéasome et l’anti-CD38, offrant un nouvel espoir pour les patients.

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