Résumé de l’ASH 2018 : Association d’elotuzumab, de lénalidomide et de dexaméthasone chez des patients à risque élevé atteints de myélome multiple indolent

Présentation orale par la Dre Irene M. Ghobrial

Au Canada, il n’existe actuellement aucune option de traitement remboursée pour les patients atteints de myélome multiple (MM) indolent à risque élevé. Les patients doivent faire l’objet d’une évaluation minutieuse pour s’assurer qu’il n’existe aucun élément de myélome symptomatique selon les critères du Groupe de travail international sur le myélome. Toutefois, à l’heure actuelle, la prise en charge des patients atteints d’un myélome indolent consiste en une surveillance active.

Dans cet essai de phase II associant l’elotuzumab, la lénalidomide et la dexaméthasone, on a évalué 40 patients présentant un MM indolent à risque élevé. À un suivi médian de 29 mois, la survie sans progression (SSP) n’avait pas encore été atteinte, alors que la SSP à 36 mois était de 95 %. Cependant, une comparaison dans le temps fondée sur des publications antérieures relatives à l’utilisation de la lénalidomide et de la dexaméthasone seulement a montré une SSP à 36 mois de 70 %. Il n’y avait aucune différence dans les réponses au traitement chez les patients à risque cytogénétique élevé et aucune donnée sur la survie globale n’était encore disponible. L’effet indésirable de grade 3 le plus courant était l’hypophosphatémie. Une acidocétose diabétique et un sepsis ont entraîné la mort chez un patient.

À l’heure actuelle, au Canada on continue de mettre l’accent sur l’établissement du bon diagnostic et la surveillance des patients atteints de MM indolent. À mesure que les données sur le traitement des patients atteints de myélome indolent à risque élevé augmenteront, les options de traitement au Canada devront probablement être réévaluées. Le domaine thérapeutique du myélome indolent évolue avec l’amélioration des ressources diagnostiques, telles que la tomographie par émission de positons et la tomodensitométrie et l’imagerie par résonance magnétique. Bien qu’il soit tentant de pouvoir intervenir à l’état pré-symptomatique, on espère que la génomique aidera à déterminer quels patients vont évoluer vers un myélome manifeste et répondront le mieux au traitement à un stade plus précoce.

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